Les villes s’engagent à mettre fin à l’épidémie d’ici 2030

« Construire et accélérer une riposte adaptée aux besoins locaux ». C’est l’engagement 5 de la déclaration de Paris adoptée le 1er décembre 20154 et par laquelle les villes du monde s’engagent pour « atteindre les objectifs  90-90-90  d’ici 2020 » en vue de contribuer à mettre fin à l’épidémie du sida ». Le mardi 10 novembre 2015, à quelques jours de la Journée Mondiale du Sida, les maires du Togo ont signé cette déclaration de Paris. C’était au cours d’un atelier organisé au relais de la caisse à Lomé par ONUSIDA Togo.

kassegne signe le document-236x157La signature a eu lieu sous le leadership du maire de Lomé, le contre-amiral ADEGNON et en présence du Représentant du Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales et de la Représentante du Ministre de la Santé et de la Protection sociale, du Coordonnateur Adjoint du secrétariat permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA (SP/CNLS)  ainsi que des représentants des agences des Nations Unies, des partenaires au développement et des organisations de la société civile.

Le coordonnateur du Conseil National de Lutte contre le Sida, et le directeur pays de l’ONUSIDA ont signé les documents avec les maires car leurs organisations vont guider et soutenir les efforts des municipalités pour transformer les engagements pris en actions et en résultats.

En signant la déclaration de Paris, les 21 maires se sont engagés

  • à atteindre les objectifs 90-90-90 dans leurs villes d’ici 2020,
  • à créer une ligne Sida dans leurs budgets respectifs et à développer des solutions innovantes pour mobiliser des ressources et financer la réponse au niveau local;
  • à encourager le partage des leçons apprises et des meilleures pratiques entre les villes.

Vingt et une villes du Togo ont, elles aussi, signé cette déclaration ce mardi, à Lomé.

Par cette signature, « Nous allons nous impliquer dans la lutte contre le Sida aux côtés des autres institutions telles les ONG qui y sont déjà. Nous nous engageons à inscrire dans nos lignes budgétaires des ressources pour cette lutte. Nous allons également faire du plaidoyer pour que tous les partenaires et acteurs impliqués dans cette lutte puissent mieux y œuvrer », a expliqué M. Kasségné ADJONOU, Président de la délégation spéciale de la ville d’Atakpamé et président de l’UTC (Union Togolaise des Communes).

L’ONUSIDA et l’ensemble du système des Nations-Unies accompagneront les communes dans la réalisation et l’exécution de plans d’actions, le plaidoyer et également dans la mobilisation des ressources, a rassuré M Christian MOUALA, Représentant de l’ONUSIDA au Togo.

Selon les statistiques au niveau mondial, 6 habitants sur 10 habiteront, d’ici 2020, dans les grandes villes, qui malheureusement sont sujettes à la propagation rapide du VIH/SIDA. Au Togo, 38% de la population est urbaine et la prévalence au VIH est deux fois plus élevée dans les villes que dans les campagnes (3,5% contre 1,6%).

Pour matérialiser cet engagement, il est prévu l’élaborer des plans opérationnels VIH pour quatre villes (Lomé, Atakpamé, Sokodé, et Kara). L’élaboration des ces plans opérationnels se fera au cours de l’année 2016 avec l’appui technique et financier de l’ONUSIDA.