Les leaders religieux, sensibilisés, s’engagent plus pour un environnement favorable pour une meilleure riposte contre la stigmatisation et la discrimination

Dans le cadre de ses activités annuelles, le SP/CNLS-IST a organisé une tournée de sensibilisation des leaders religieux sur la santé sexuelle et la problématique de stigmatisation et de discrimination

Cette journée, s’inspirant de « Le VIH, la loi et les droits de l’homme dans le système africain des droits de l’homme : principaux défis et opportunités pour les réponses au VIH fondées sur les droits » s’est déroulée en deux étapes avec la collaboration de RAS+ et l’Association des Confessions Religieuses du Togo pour la Santé et le Développement (ACRT/SD) ; la première étape s’est déroulée du 25 au 30 août 2019 pour les  leaders religieux des régions des savanes, de la Kara et centrale autour des Présidents des CRLS que sont les Préfets.

Quant aux séances des régions des plateaux, maritime et Lomé commune, elles se sont déroulées du 3 au 6 septembre 2019.

Cette activité n’a été possible que grâce aux ressources financières du Projet #EAWA / FHI360.

Toutes ces communications ont fait l’objet de discussions et d’échanges avec les leaders religieux conduits sous la houlette des Présidents des CRLS-IST.

De ces échanges, on pourrait retenir comme préoccupations essentielles posées par les leaders religieux ce qui suit :

  • La formalisation des analyses prénuptiales ;
  • La problématique de l’abandon surtout des femmes infectées par le VIH par leurs conjoints ;
  • La question de l’avortement comme préoccupations chez les confessions religieuses ;
  • Les préservatifs comme source d’encouragement aux grossesses ;
  • autour En rappel, depuis plus de trois décennies, le monde livre un combat à la pandémie du VIH, estimée avoir coûté la vie à un total de 35 millions de personnes dans le monde, essentiellement en Afrique. Bien que d’importants progrès aient été réalisés dans la réponse au VIH au niveau de la région subsaharienne dont le Togo – avec un déclin de nouvelles infections au VIH et une amélioration significative de l’accès à une thérapie antirétrovirale –, l’épidémie demeure l’une des causes majeures de décès en Afrique subsaharienne.

En outre, de graves problèmes sociaux, juridiques et politiques – comme la stigmatisation, la discrimination, l’inégalité entre hommes et femmes et les normes et pratiques négatives affectant les personnes vulnérables au VIH et faisant obstacle aux services liés au VIH -, restent largement persistants[1].

Il a été reconnu, à un stade très précoce de l’épidémie du VIH, que la protection des droits de l’homme était essentielle pour s’assurer que les personnes vivant avec l’épidémie et affectées par elle, progressent dans l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins liés au VIH.

Les objectifs  spécifiquement assignés à la mission avaient trait à :

  • Faire le point de la situation épidémiologique et de la réponse du VIH dans le monde, en Afrique et au Togo en 2018 ;
  • Échanger sur les cadres mondiaux et régionaux des droits de l’homme contenant de solides fondements pour la protection des droits de l’homme eu égard au VIH ;
  • Disséminer et discuter les bonnes pratiques sur la protection des droits de l’homme liés au VIH et des défis posés aux populations clés ayant besoin d’une protection spécifique et d’accès aux services liés au VIH et de santé ;
  • Échanger sur l’implication des leaders religieux en faveur de la protection des droits de l’homme liés au VIH à l’échelle nationale ;
  • Sensibiliser les leaders religieux sur les enjeux de la procréation responsable au Togo ;
  • Sensibiliser les Leaders religieux sur la SSR chez les jeunes, les questions de genre, les droits humains et VIH ;
  • Renforcer les capacités des leaders religieux en matière de lutte contre la stigmatisation et la discrimination en matière de VIH ; etc.

Pour ce faire, une série de communications ont été faites par les membres de la délégation portant notamment sur :

  • La synthèse de l’analyse de la situation et de la réponse au VIH dans le monde, en Afrique et au Togo ;
  • La synthèse du rapport du document de politique pour une procréation responsable au Togo ;
  • Droits humains, genre et VIH.

Toutes ces communications ont fait l’objet de discussions et d’échanges avec les leaders religieux conduits sous la houlette des Présidents des CRLS-IST.

De ces échanges, on pourrait retenir comme préoccupations essentielles posées par les leaders religieux ce qui suit :

  • La formalisation des analyses prénuptiales ;
  • La problématique de l’abandon surtout des femmes infectées par le VIH par leurs conjoints ;
  • La question de l’avortement comme préoccupations chez les confessions religieuses ;
  • Les préservatifs comme source d’encouragement aux grossesses ;
  • autour En rappel, depuis plus de trois décennies, le monde livre un combat à la pandémie du VIH, estimée avoir coûté la vie à un total de 35 millions de personnes dans le monde, essentiellement en Afrique. Bien que d’importants progrès aient été réalisés dans la réponse au VIH au niveau de la région subsaharienne dont le Togo – avec un déclin de nouvelles infections au VIH et une amélioration significative de l’accès à une thérapie antirétrovirale –, l’épidémie demeure l’une des causes majeures de décès en Afrique subsaharienne.

En outre, de graves problèmes sociaux, juridiques et politiques – comme la stigmatisation, la discrimination, l’inégalité entre hommes et femmes et les normes et pratiques négatives affectant les personnes vulnérables au VIH et faisant obstacle aux services liés au VIH -, restent largement persistants[1].

Il a été reconnu, à un stade très précoce de l’épidémie du VIH, que la protection des droits de l’homme était essentielle pour s’assurer que les personnes vivant avec l’épidémie et affectées par elle, progressent dans l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins liés au VIH.

Il a également été reconnu que la protection, la promotion et l’application des droits de l’homme pour tous étaient déterminantes pour prendre en compte les facteurs rendant vulnérables à l’épidémie des populations spécifiques telles que les femmes, les enfants, les jeunes, les travailleurs du sexe, les usagers de drogues injectables, les prisonniers, les homosexuels et d’autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Une leçon cruciale retenue des 35  dernières années de réponse au VIH est que la protection des droits de l’homme – notamment des personnes les plus vulnérables au VIH, comme  les femmes et les filles, les jeunes, les prisonniers, les travailleurs du sexe, les personnes transgenre, les hommes gays et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les usagers de drogues injectables – est essentielle pour l’efficacité des réponses au VIH.

Les approches fondées sur les droits et l’implication des communautés ont permis de grands progrès dans la lutte contre l’épidémie sur le continent. La thérapie antirétrovirale qui avait été déclarée impraticable en Afrique, a été mise à la disposition de 13,8 millions de personnes sur le continent en 2016. Une réduction significative du nombre de décès dus à une maladie liée au Sida a été enregistrée dans les pays de la région entre 2005 et 2016.

Malgré ces réalisations, les progrès enregistrés en Afrique contre le VIH restent inégaux entre et dans les pays et sont confrontés à de graves défis en matière des droits de l’homme. Ces défis surviennent à un moment où les pays africains se sont engagés à l’égard des visions hardies des Objectifs de développement durable (ODD 3) : mettre fin au Sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030.

Damien AMOUSSOU.

 

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