Les journalistes des régions septentrionales du Togo formés sur la contribution des médias à la création et au maintien d’un environnement socio-politique et juridique favorable à l’accès et à l’utilisation des services VIH pour les populations clé et les PVVIH

Un atelier de formation a regroupé du 28 au 30 juillet à l’hôtel Etoile de la Kozah, à Kara quinze journalistes des organes de presse des secteurs public, privé et communautaire des Régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Ils sont des patrons de presse, journalistes présentateurs ou reporters et animateurs. Cet atelier a été organisé par le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS-IST).

Les travaux du mercredi 28 juillet 2021 ont démarré par une brève cérémonie d’ouverture présidée par M. GNASSE Atinèdi, journaliste, chef division communication et relations publiques au SP/CNLS-IST. Celui-ci était entouré pour la circonstance, de Mr ADADJISSO Raymond de l’ONG Cupidon et de Patrick BLANDE, directeur de Radio Zéphyr à Lomé, tous deux co-facilitateurs de l’atelier.

Gnassé a rappelé le but de l’atelier qui est de renforcer les connaissances des participants sur les populations clés et vulnérables, les droits humains et la lutte contre la stigmatisation, la discrimination et les violences basées sur le genre. Ceci en vue de leur contribution éclairée à la riposte au VIH au sein des populations clés.

Ce faisant, les bénéficiaires ne constituent pas un vecteur de la stigmatisation aboutissant à un recul des activités de prévention et de prise en charge des personnes vivants avec le VIH.  Selon lui, l’importance de l’atelier réside dans le fait d’amener les journalistes à contribuer à la création d’un environnement sociopolitique et juridique favorable à l’accès et à l’utilisation des services VIH pour les populations clés et les personnes vivant avec le VIH (PVVIHH) au Togo. Il a exhorté les participants à être actifs et à s’approprier les objectifs de l’atelier, déclarant ainsi ouverts les travaux dudit atelier.

Les sujets qui ont fait l’objet des trois jours d’échanges portent sur : le contexte de la riposte au VIH au sein des populations clés, la découverte du CNLS-IST, sa composition, ses missions et son fonctionnement, la lutte contre le VIH du point de vue des religieux, la découverte des concepts et les enjeux de la riposte au VIH. La présentation de ces sujets ont permis d’aborder les taux de prévalence du VIH dans la population générale et au sein des populations clé où les taux sont très élevés. Des concepts comme identités de genre et orientations sexuelles ont été définis et discutés. Egalement ont été abordés les notons de stigmatisation, discrimination, genre, vulnérabilité, violences basées sur le genre, droits humains, santé et droits sexuels et de la reproduction,

Après l’exploration de tout ce spectre de définition, de découverte et de partage des enjeux, il a été abordé le rôle et les responsabilités des journalistes dans comment informer sans stigmatiser. C’est dans ce souci que les formateurs ont présenté tour à tour les principes de la pratique journalistique, les règles de base de l’écriture journalistique, les genres journalistiques pour ne pas stigmatiser.

Le journaliste doit donc écrire et dire en respectant les trois principes journalistiques que sont l’exactitude, l’intégrité et  l’équité; les règles de base de l’écriture journaliste que sont : l’angle (l’art de focaliser), le message essentiel (l’étoile polaire du journaliste) et le plan (qui annonce les couleurs). Les genres commentaires (analyse, éditorial commentaire, etc.), a-t-il dit, sont les genres les plus utilisés, surtout le commentaire, pour stigmatiser avec des flots de qualificatifs, adjectifs, adverbes, etc. .

Le dernier acte des présentations porte sur la vulgarisation de la charte des professionnel-le-s des medias du Togo. Cette présentation a été faite par M. Atinèdi GNASSE. Il a fait savoir que cette charte est basée sur les principes pour meilleure information sur la santé, droits sexuels et de la reproduction pour tous au Togo. Il a résumé sa présentation en ces termes : “Une INFORMATION pertinente, de qualité, pluraliste et régulière sur la  santé et les droits sexuels et de la reproduction des minorités reste une contribution importante dans la promotion de la santé sexuelle et de la reproduction pour tous au Togo. Elle participe du droit des populations à l’information et répond à la mission que les médias ont d’aider à la formation d’une opinion publique avisée. Pour être utile à la réponse aux questions de santé sexuelle et de la reproduction pour tous au Togo, l’information sur la SDSR doit intégrer les enjeux et les urgences identifiés selon les contextes, dont ceux relatifs aux populations clés et aux minorités sexuelles”.

Atinèdi GNASSE

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