Protéger un enfant contre le VIH commence par un couple informé, uni et engagé.
Le dépistage, le traitement et le soutien familial sont les piliers d’une génération sans VIH. Dans la lutte contre le VIH, l’implication des hommes dans la Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant (PTME) constitue un levier majeur pour atteindre l’objectif d’une génération sans VIH pédiatrique. Au Togo, les résultats de la PTME en 2025 montrent des progrès importants. Selon le rapport annuel du CNLS-IST de 2025, 279 080 femmes enceintes sur 312 013 attendues ont été dépistées au VIH, soit une couverture de 89,44 %. Parmi les femmes enceintes vivant avec le VIH, 3 731 femmes ont bénéficié d’un traitement antirétroviral (ARV) pour réduire le risque de transmission du VIH à leur enfant, soit une couverture de 90,65 %.
Par ailleurs, 4 116 nouveau-nés de mères séropositives ont reçu une prophylaxie antirétrovirale afin de prévenir l’infection. Le diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons a concerné 3 163 enfants entre 6 et 8 semaines, avec un taux de séropositivité à la PCR1 de 0,58 %.
Les probabilités : la PTME change le destin des enfants
Sans intervention médicale, le risque de transmission du VIH d’une mère infectée à son enfant peut être élevé pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Grâce à la PTME et au traitement ARV, le risque de transmission à 6 semaines est estimé à 1,17 % au Togo en 2025. En tenant compte de toute la période d’allaitement jusqu’à 18 mois, le taux estimé de transmission mère-enfant est de 11,35 % en 2025.
Ces résultats montrent que le dépistage précoce et la prise correcte des ARV réduisent fortement le risque, mais qu’un accompagnement renforcé reste nécessaire pour atteindre les objectifs d’élimination du VIH pédiatrique. Le rapport souligne notamment que le pays reste encore au-dessus de l’objectif souhaité avec un taux de transmission mère-enfant supérieur à 10 %.
Le conjoint, un soutien indéniable
Un homme engagé dans la PTME contribue à :
🔹 Encourager sa partenaire à effectuer les consultations prénatales et le dépistage VIH ;
🔹 Favoriser le dépistage du couple ;
🔹 Soutenir la prise régulière des ARV ;
🔹 Réduire le stress, la peur et la stigmatisation ;
🔹 Participer au suivi du bébé après la naissance.
L’accompagnement du conjoint augmente les chances que la femme enceinte reste dans le parcours de soins et que l’enfant bénéficie de toutes les mesures de protection.










